Bien qu’on nous dise en république
Qui tient encore comme autrefois
La finance et la politique, les hauts grades et les bons emplois
Qui s’enrichit et fait ripaille, qui met le peuple sur la paille ?
Refrain : C’est con, c’est con, c’est toujours la bande à Macron
Qui fait l’assaut des ministères pour s’engraisser à nos dépens ?
Qui joue encore au militaire avec la peau de nos enfants ?
Qui ne rêve que plaies et bosse Pourvu qu’on fasse bien la noce
Qui se fait pitre et saltimbanque, pour décrocher le plus de voix
Qui fait du prêt et de la banque
Comme Cartouche au fond d’un bois
Et par un train à grande vitesse
Qui file un jour avec la caisse
Les mots ne donnent pas de pain
Car nous voyons dans la grand ville
Travailleurs cherchant un asile Et enfants un morceau de pain.
Qui fait payer toujours payer Le paysan et l’ouvrier ?
Bien qu’on nous dise en République
Il reste encore tout à changer.
On nous parle de politique, On ne nous laisse rien à manger,
Et qui se moque, la panse pleine,
Que tout le peuple meurt à la traîne ?
Qui possède toutes les mines, L’outillage et les capitaux,
Le sol fertile et les usines, L’air, le soleil et les châteaux,
Et qui se moque à panse pleine Que le peuple meure à la peine ?
Qui dispose encore de l'armée, Du gendarme et de l'argousin
Pour sabrer la plèbe affamée Quand elle demande du pain?
Qui spécule sur les misères Sur le travail et les salaires?